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Créer une VM Windows Server

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Découvrez comment créer une VM Windows Server sur SNC Cloud Platform à partir d'une ISO d'évaluation Microsoft, de l'import dans Glance à la connexion RDP

Objectif

Guide pratique pour importer une image Windows dans Glance et provisionner une VM Windows Server sur la plateforme OpenStack SNC Cloud Platform, en l'absence d'image Windows prête à l'emploi. Public cible : toute personne à l'aise avec la ligne de commande ; une expérience préalable d'OpenStack est utile mais pas indispensable.

Ce guide couvre le provisionnement complet d'une VM Windows Server sur une plateforme OpenStack qui ne propose pas d'image Windows prête à l'emploi dans Glance : téléchargement de l'ISO d'évaluation Microsoft, import dans Glance, provisionnement réseau/stockage, installation automatisée (ou manuelle) de l'OS et configuration réseau post-installation. Windows n'ayant pas d'équivalent à cloud-init, plusieurs étapes qui sont automatiques sur une VM Linux doivent être faites à la main.

Warning

Licences Microsoft : la plateforme ne fournit pas, à ce jour, de licences Microsoft. Ce guide utilise une ISO d'évaluation Microsoft (licence temporaire, à des fins de test) — l'acquisition, la gestion et la conformité de toute licence Microsoft (Windows Server ou autre) restent entièrement à la charge du client.

Prérequis

  • Disposer d'un accès à la plateforme via un clouds.yaml (application credential OpenStack), rôle member au minimum.
  • Disposer de la CLI OpenStack (python-openstackclient), installable via pip.
  • Disposer d'un poste avec suffisamment d'espace disque libre pour stocker l'ISO Windows localement (~10 Go) — l'import se fait depuis le poste local vers Glance, pas via téléchargement côté serveur (reportez-vous à l'étape 3 pour savoir pourquoi).
  • Disposer d'un compte Microsoft (gratuit) pour télécharger une ISO d'évaluation Windows Server.
Info

Note TLS : selon l'ancienneté de l'OpenSSL/LibreSSL de votre poste, la CLI OpenStack peut échouer à négocier TLS 1.3 avec l'API de la plateforme. Si openstack token issue échoue avec une erreur de type SSL routines ou handshake failure, reportez-vous aux pièges connus.

En pratique

Vue d'ensemble : pourquoi une VM Windows demande plus d'étapes manuelles qu'une VM Linux

Une VM Linux provisionnée sur cette plateforme utilise une image cloud-init prête à l'emploi : au premier démarrage, l'agent cloud-init lit les métadonnées OpenStack (clé SSH, réseau, user_data) et configure la machine automatiquement, y compris l'adressage IP.

Une ISO Windows n'a pas cet agent. Deux conséquences directes :

  1. L'installation elle-même n'est pas automatique par défaut — l'ISO lance l'assistant d'installation interactif (Windows Setup). Ce guide montre comment l'automatiser via un fichier de réponses (autounattend.xml), mais une installation manuelle via la console graphique reste possible et est décrite en alternative.
  2. La configuration réseau post-installation est manuelle. Le réseau public Ext-Net de cette plateforme n'a pas de serveur DHCP (enable_dhcp = false sur son sous-réseau) — les VM Linux contournent cette limite car cloud-init configure l'IP statiquement à partir des métadonnées OpenStack. Windows n'a pas cette capacité : il faut saisir l'adresse IP à la main une fois l'OS installé (reportez-vous à l'étape 9).

Étape 1 — Télécharger l'ISO Windows

Microsoft distribue des ISO d'évaluation Windows Server (licence limitée dans le temps, généralement 180 jours) via l'Evaluation Center — nécessite un compte Microsoft.

  1. Choisissez l'édition (ex. Windows Server 2025) et la langue.
  2. Téléchargez l'ISO en local (~7-8 Go selon l'édition).
  3. Notez le chemin local, ex. ~/Downloads/windows-server-2025-eval.iso.
Info

Une ISO Windows contient en général plusieurs éditions dans un seul fichier install.wim (Standard/Datacenter, avec/sans Expérience de bureau). L'étape 4 les liste pour que vous choisissiez celle à installer.

Étape 2 — Installer et configurer la CLI OpenStack

pip install python-openstackclient

export OS_CLIENT_CONFIG_FILE=/chemin/vers/clouds.yaml
export OS_CLOUD=openstack   # nom de la section dans clouds.yaml

openstack token issue        # vérifie l'authentification
openstack image list         # test de bon fonctionnement

Étape 3 — Importer l'ISO dans Glance

Plusieurs méthodes existent pour importer une image dans Glance. Sur cette plateforme, seule openstack image create --file (import direct depuis le poste local) est prise en charge — c'est la méthode recommandée :

MéthodeFonctionnementSur cette plateforme
openstack image create --file (import direct, CLI)Le fichier est envoyé depuis le poste local vers Glance en HTTP✅ Méthode recommandée, utilisée dans ce guide.
web_downloadGlance télécharge l'image depuis le serveur, à partir d'une URL fournieNécessite un accès sortant vers Internet depuis les services internes de la plateforme, volontairement non ouvert dans le cadre de la qualification SecNumCloud en cours — privilégiez l'import direct ci-dessus.
Import manuel via l'interface HorizonImport d'un fichier local via le formulaire web « Créer une image »Pas encore fonctionnel sur cette plateforme — utilisez la CLI (openstack image create --file) en attendant.
openstack image create \
  --disk-format iso \
  --container-format bare \
  --private \
  --progress \
  --file ~/Downloads/windows-server-2025-eval.iso \
  windows-server-2025-eval

L'import d'une ISO de ~7-8 Go prend en général 1 à 3 minutes selon la bande passante montante du poste local. --private restreint la visibilité de l'image à votre projet.

Vérifiez le résultat :

openstack image show windows-server-2025-eval -f value -c status -c size
# status doit valoir "active"

Étape 4 — Préparer un média d'installation automatisée

Cette étape est optionnelle : Windows Setup peut aussi être piloté à la main via la console graphique (voir la note en fin de section). L'automatiser via un fichier de réponses (autounattend.xml) évite l'interaction manuelle et est reproductible.

4.1 Identifier les éditions disponibles dans l'ISO

# macOS
hdiutil attach -nobrowse -readonly ~/Downloads/windows-server-2025-eval.iso
# notez le point de montage retourné, ex. /Volumes/XXXXX

Le fichier sources/install.wim contient les métadonnées de chaque édition (nom, index, description) dans un bloc XML interne. Si wimlib-imagex n'est pas installé, un script court l'extrait :

import mmap
with open("/Volumes/XXXXX/sources/install.wim", "rb") as f:
    mm = mmap.mmap(f.fileno(), 0, access=mmap.ACCESS_READ)
    matches = []
    pos = 0
    while True:
        start = mm.find("<WIM>".encode("utf-16-le"), pos)
        if start == -1: break
        end = mm.find("</WIM>".encode("utf-16-le"), start)
        matches.append((start, end - start))
        pos = end
    # le plus grand bloc est le catalogue complet des éditions
    matches.sort(key=lambda t: -t[1])
    s, l = matches[0]
    print(mm[s:s+l].decode("utf-16-le", errors="ignore"))

Chaque bloc <IMAGE INDEX="N"> du résultat contient une balise <DISPLAYNAME> lisible (ex. « Windows Server 2025 Standard Evaluation (Expérience de bureau) ») — notez l'INDEX de l'édition voulue, il sera utilisé dans le fichier de réponses.

4.2 Télécharger les pilotes VirtIO

Les disques et cartes réseau de cette plateforme sont émulés en VirtIO par l'hyperviseur KVM/QEMU sous-jacent — Windows n'intègre pas ces pilotes (contrairement au stockage IDE/SATA classique, pris en charge nativement). Le paquet officiel de pilotes (projet Fedora/Red Hat, signés Microsoft) :

curl -L -o virtio-win.iso \
  https://fedorapeople.org/groups/virt/virtio-win/direct-downloads/stable-virtio/virtio-win.iso
hdiutil attach -nobrowse -readonly virtio-win.iso

Les dossiers utiles sont organisés par version d'OS puis architecture, ex. NetKVM/2k25/amd64/, viostor/2k25/amd64/, vioscsi/2k25/amd64/ (adaptez 2k25 à la version Windows ciblée si différente).

4.3 Construire le média secondaire (autounattend.xml + pilotes)

Le modèle de fichier de réponses complet est disponible au téléchargement : autounattend.xml. Points clés à adapter avant usage :

  • /IMAGE/INDEX : l'index d'édition identifié en 4.1.
  • AdministratorPassword/Value : un mot de passe généré (jamais en clair dans un dépôt versionné une fois renseigné — consultez la section « Secrets et données sensibles » du guide Terraform).
  • UILanguage, InputLocale, SystemLocale, UserLocale et TimeZone : réglez-les sur la langue de votre ISO Windows et sur votre région (le modèle utilise fr-FR et Romance Standard Time).
  • ComputerName : le nom de la machine (le modèle utilise win-test).
  • DriverPaths : liste plusieurs lettres de lecteur candidates (D:, E:, F:) — voir l'encadré ci-dessous.
Warning

Pourquoi plusieurs lettres candidates ? La lettre réellement attribuée au média des pilotes dépend du nombre de lecteurs CD-ROM attachés à l'instance, qui varie selon la configuration, et ne peut pas être prédite avec certitude. Windows Setup ignore silencieusement les chemins qui n'existent pas : la pratique courante consiste donc à lister 2-3 lettres plausibles plutôt qu'à essayer de deviner la bonne.

Organisez le média :

media/
├── autounattend.xml
└── drivers/
    ├── NetKVM/amd64/   (copié depuis virtio-win.iso)
    ├── viostor/amd64/
    └── vioscsi/amd64/

Construisez l'ISO (macOS, sans outil tiers) :

hdiutil makehybrid -iso -joliet -default-volume-name UNATTEND \
  -o unattend.iso media/

Sur Linux : genisoimage -o unattend.iso -J -R -V UNATTEND media/ (ou l'équivalent avec xorriso).

Info

Alternative sans automatisation : sans autounattend.xml, Windows Setup se pilote entièrement à la main via la console graphique noVNC (reportez-vous à l'étape 8) — plus lent mais suffisant pour un test ponctuel. Les pilotes VirtIO restent nécessaires (à charger manuellement via Charger un pilote pendant l'installation, ou après coup via le Gestionnaire de périphériques — reportez-vous aux pièges connus).

Étape 5 — Importer le média secondaire dans Glance

Même méthode qu'à l'étape 3 :

openstack image create \
  --disk-format iso \
  --container-format bare \
  --private \
  --file unattend.iso \
  windows-autounattend

Étape 6 — Provisionner le réseau et les volumes

6.1 Réseau et groupe de sécurité

openstack network create win-network
openstack subnet create win-subnet --network win-network \
  --subnet-range 192.168.120.0/24 --dns-nameserver 8.8.8.8

openstack security group create win-secgroup
openstack security group rule create win-secgroup \
  --protocol tcp --dst-port 3389 --remote-ip <votre-plage-IP-de-confiance>
Warning

N'ouvrez jamais RDP en 0.0.0.0/0 sur une VM Windows — c'est une cible de choix pour les attaques par force brute. Restreignez --remote-ip à une plage connue (VPN, IP fixe).

6.2 Port réseau public — indépendant de l'instance

Sur cette plateforme, une IP publique s'obtient en attachant une deuxième interface réseau directement au réseau externe partagé Ext-Net (pas de floating IP classique). Créer ce port séparément, avant l'instance, permet de le détacher/rattacher à une autre instance plus tard sans perdre l'adresse IP :

openstack network show Ext-Net -f value -c id   # notez l'ID
openstack port create --network <id-ext-net> --security-group win-secgroup win-extnet-port
Warning

Un openstack port create avec --fixed-ip ip-address=<adresse-ip> sur Ext-Net est refusé par la politique de la plateforme (403 Forbidden) — il n'est pas possible de choisir une IP publique spécifique sur cette plateforme, l'IP est attribuée automatiquement depuis le pool. C'est un point important si vous devez un jour recréer l'instance : un port créé séparément, comme ci-dessus, survit à la suppression de l'instance ; un port créé implicitement via --nic net-id= au moment du server create est, lui, supprimé automatiquement en même temps que l'instance (et l'IP repart dans le pool).

6.3 Volume système — marqué bootable avant utilisation

openstack volume create --size 60 win-system-volume
openstack volume set --bootable win-system-volume
Warning

Un volume vierge (source_type=blank) n'est jamais marqué bootable automatiquement par Cinder, même après qu'un OS y a été installé depuis l'intérieur d'une VM. Sans cet attribut, openstack server create refuse de démarrer dessus avec l'erreur Block Device <id> is not bootable — positionnez-le avant la création de l'instance.

Étape 7 — Créer l'instance

Point le plus important de ce guide : l'ordre de boot_index détermine quel périphérique devient le root device de l'instance — et un root device ne peut jamais être détaché via l'API, ni à chaud ni à froid, pour toute la durée de vie de l'instance.

# récupérer les IDs nécessaires
WIN_ISO_ID=$(openstack image show windows-server-2025-eval -f value -c id)
UNATTEND_ID=$(openstack image show windows-autounattend -f value -c id)
VOLUME_ID=$(openstack volume show win-system-volume -f value -c id)
EXTNET_PORT_ID=$(openstack port show win-extnet-port -f value -c id)
NETWORK_ID=$(openstack network show win-network -f value -c id)

openstack server create \
  --flavor b3-8 \
  --security-group win-secgroup \
  --nic net-id=$NETWORK_ID \
  --nic port-id=$EXTNET_PORT_ID \
  --block-device uuid=$VOLUME_ID,source_type=volume,destination_type=volume,disk_bus=sata,boot_index=0,delete_on_termination=false \
  --block-device uuid=$WIN_ISO_ID,source_type=image,destination_type=volume,disk_bus=sata,device_type=cdrom,boot_index=1,delete_on_termination=false,volume_size=9 \
  --block-device uuid=$UNATTEND_ID,source_type=image,destination_type=volume,disk_bus=sata,device_type=cdrom,boot_index=-1,delete_on_termination=false,volume_size=1 \
  win-test-instance

Points clés de cette commande :

  • boot_index=0 sur le volume système (vide), pas sur l'ISO. Au premier démarrage, le firmware (BIOS/UEFI) essaie le disque à l'index 0 : vide, aucun système trouvé, il passe automatiquement au périphérique suivant (l'ISO, index 1) et démarre Windows Setup. Une fois l'installation terminée, le disque à l'index 0 est amorçable et devient la cible naturelle des démarrages suivants. Conséquence directe : c'est le disque système, pas l'ISO, qui devient le root device — l'ISO reste un volume ordinaire, détachable normalement une fois l'installation terminée (reportez-vous à l'étape 11).
  • disk_bus=sata partout, pas ide. Le bus IDE de QEMU n'expose que 4 emplacements au total ; cette plateforme injecte automatiquement un volume de configuration (config-2, visible dans l'OS comme un lecteur CD-ROM supplémentaire) qui consomme un emplacement à lui seul. Avec 2 CD-ROM + 1 disque + ce volume de configuration, le bus IDE est saturé — l'instance reste alors bloquée en boucle scheduling/spawning sans jamais atteindre ACTIVE, sans message d'erreur explicite. SATA offre 6 emplacements, ce qui est largement suffisant, et reste nativement pris en charge par Windows Setup (pas besoin d'y charger un pilote).
  • --nic port-id= pour Ext-Net, jamais --nic net-id= — pour la raison expliquée en 6.2 (portabilité du port/IP).

Étape 8 — Suivre l'installation via la console

openstack console url show --novnc win-test-instance

Ouvrez l'URL retournée dans un navigateur. Si un autounattend.xml valide a été fourni (étape 4), l'installation se déroule sans interaction. Sinon, suivez l'assistant Windows Setup manuellement :

  1. Choisissez la langue et l'édition (la même édition que celle que vous indiqueriez dans /IMAGE/INDEX, reportez-vous à l'étape 4.1).
  2. Sélectionnez Installation personnalisée, puis le disque vide (60 Go) comme cible.
  3. Si le disque n'apparaît pas dans la liste : cliquez sur Charger un pilote, parcourez jusqu'au média des pilotes (viostor ou vioscsi selon le bus configuré ; nécessaire uniquement si vous avez remplacé le bus sata de l'étape 7 par un bus VirtIO) et chargez le pilote correspondant à l'architecture (amd64).
  4. Laissez l'installation se dérouler (plusieurs redémarrages automatiques).

Étape 9 — Trouver l'IP et configurer le réseau (manuel)

Où trouver l'IP publique de l'instance

openstack server show win-test-instance -f value -c addresses
# ou, plus lisible :
openstack server list -f table -c Name -c Networks

Ces commandes donnent l'IP attribuée côté OpenStack — mais tant que Windows n'est pas configuré pour l'utiliser, la VM n'est pas joignable depuis l'extérieur. Les sections suivantes font le lien.

Pourquoi une configuration manuelle est nécessaire

Rappel de la vue d'ensemble : le sous-réseau Ext-Net n'a pas de DHCP. ipconfig affiche une adresse auto-attribuée (169.254.x.x, APIPA) sur la carte réseau publique tant que rien n'est configuré :

Sortie ipconfig : carte privée configurée par DHCP, carte publique (Ethernet 2) avec IP statique

(dans cet exemple, la carte « Ethernet 2 », listée en second, a déjà été configurée manuellement — voir la capture suivante)

Configurer l'IP statique (interface graphique recommandée)

Depuis la console (la console saisit le texte collé comme un clavier QWERTY US, qui peut différer de la disposition configurée dans Windows — reportez-vous aux pièges connus si des caractères spéciaux sont mal interprétés en collant des commandes) :

Panneau de configuration > Centre Réseau et partage > Modifier les paramètres de la carte > [carte réseau publique] > Propriétés > Protocole Internet version 4 (TCP/IPv4) > Propriétés

Fenêtre de configuration IPv4 statique avec IP publique, masque, passerelle et DNS

Renseignez :

  • Adresse IP : celle retournée par openstack server show (ci-dessus)
  • Masque de sous-réseau : à lire avec le CIDR de Ext-Net via openstack subnet show <id-sous-réseau-ext-net> -f value -c cidr, puis à convertir en masque (un sous-réseau /24 correspond par exemple à 255.255.255.0)
  • Passerelle par défaut : récupérable via openstack subnet show <id-sous-réseau-ext-net> -f value -c gateway_ip (ID du sous-réseau via openstack subnet list --network Ext-Net)
  • DNS : récupérable via openstack subnet show <id-sous-réseau-ext-net> -f value -c dns_nameservers

Vérifier les cartes réseau (pilotes VirtIO)

Si une carte réseau n'apparaît pas du tout dans Get-NetAdapter (PowerShell) ou affiche une erreur Code 28 dans le Gestionnaire de périphériques (pilote manquant) :

Gestionnaire de périphériques, Contrôleur Ethernet avec erreur Code 28 - pilote non installé

Installez manuellement le pilote NetKVM (fourni dans le média préparé à l'étape 4) :

Gestionnaire de périphériques > clic droit sur le périphérique > Mettre à jour le pilote > Rechercher sur mon ordinateur > parcourir jusqu'à [lettre]:\drivers\NetKVM\amd64

Une fois fait, la carte apparaît correctement identifiée :

Gestionnaire de périphériques, 2 cartes Red Hat VirtIO Ethernet Adapter reconnues sans erreur

Étape 10 — Se connecter en RDP

RDP est désactivé par défaut sur Windows. S'il n'a pas été activé automatiquement via autounattend.xml (FirstLogonCommands, voir le modèle fourni), activez-le à la main :

Système > Bureau à distance > Activer

Puis, dans le Pare-feu Windows Defender, assurez-vous que la règle « Bureau à distance » est autorisée sur tous les profils réseau, pas seulement Privé/Domaine — une carte réseau nouvellement configurée est souvent classée « Public », profil sur lequel la règle RDP n'est pas active par défaut. La commande suivante l'active sur tous les profils :

netsh advfirewall firewall set rule group="@FirewallAPI.dll,-28752" new enable=yes profile=any

Connectez-vous ensuite avec un client RDP standard (Microsoft Remote Desktop, mstsc, etc.) sur l'IP configurée à l'étape 9, port 3389.

Info

Le nom du compte administrateur intégré peut être localisé selon la langue d'installation (ex. Administrateur sur une installation fr-FR, pas Administrator) — vérifiez-le via whoami ou net user une fois connecté.

Étape 11 — Nettoyage post-installation

Comme boot_index=0 a été placé sur le volume système à l'étape 7, ni l'ISO d'installation ni le média d'installation automatisée ne sont des root devices — tous deux se détachent normalement, sans recréer l'instance :

openstack server remove volume win-test-instance <id-volume-iso-windows>
openstack server remove volume win-test-instance <id-volume-iso-unattend>

# puis, une fois détachés (vérifier via `openstack volume show <id> -c status`)
openstack volume delete <id-volume-iso-windows>
openstack volume delete <id-volume-iso-unattend>

Ce point a un impact direct sur la facturation : ces volumes restent facturés tant qu'ils existent, qu'ils soient attachés ou non.

Pièges connus (dépannage)

SymptômeCauseSolution
Import Glance bloqué en statut queuedweb_download tenté depuis une URL externe — méthode non prise en charge sur cette plateformeUtilisez l'import direct depuis le poste local (openstack image create --file, étape 3)
openstack token issue échoue avec une erreur SSL/handshake failureOpenSSL/LibreSSL du poste local trop ancien pour négocier TLS 1.3Installez pyOpenSSL et injectez le patch urllib3.contrib.pyopenssl.inject_into_urllib3() (ex. via un fichier sitecustomize.py dans le venv Python utilisé)
Block Device <id> is not bootable à la création de l'instanceVolume vierge non marqué bootable côté Cinderopenstack volume set --bootable <id-volume> avant server create (étape 6.3)
Instance bloquée en boucle task_state=scheduling/spawning sans jamais atteindre ACTIVE, sans erreur expliciteBus IDE saturé (4 emplacements max, dont un consommé par le volume de configuration auto-injecté par la plateforme)Utilisez disk_bus=sata sur tous les block_device (étape 7)
Cannot detach a root device volumeTentative de détacher le périphérique avec boot_index=0 — impossible pour toute la durée de vie de l'instance, à chaud comme à froidAnticipez dès la création : mettez boot_index=0 sur le disque système, pas sur l'ISO (étape 7). Si l'instance a déjà été créée ainsi, la seule solution est de recréer l'instance en pointant sur le même volume système (déjà installé, aucune perte de données)
Carte réseau absente de Get-NetAdapter, ou Code 28 dans le Gestionnaire de périphériquesPilote VirtIO (NetKVM) non chargé pendant l'installationChargez le pilote manuellement depuis le média préparé (étape 9)
ipconfig affiche une adresse 169.254.x.x (APIPA) sur la carte publiqueLe sous-réseau Ext-Net de cette plateforme n'a pas de serveur DHCP (contrairement aux VM Linux qui utilisent cloud-init pour l'adressage statique)Configurez l'IP manuellement (étape 9)
Caractères mal interprétés en collant une commande dans la console noVNC (, devient ;, . devient /, etc.)Écart de disposition clavier entre le QWERTY US émulé par le presse-papier de la console et celle configurée dans Windows (ex. fr-FR/AZERTY)Évitez les caractères spéciaux dans les commandes collées (ex. syntaxe PowerShell -Property X -EQ Y plutôt que $_.X -eq Y), ou changez temporairement la disposition clavier active dans Windows
En administration à distance via WinRM, des identifiants corrects sont rejetés avec 401 UnauthorizedDeux causes possibles : (1) le compte Administrator n'existe pas sous ce nom — localisé selon la langue d'installation (ex. Administrateur en fr-FR) ; (2) LocalAccountTokenFilterPolicy non positionné, WinRM Basic Auth refuse par défaut les comptes locauxVérifiez le nom exact via whoami/net user ; positionnez reg add HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Policies\System /v LocalAccountTokenFilterPolicy /t REG_DWORD /d 1 /f puis redémarrez le service WinRM
openstack port create --fixed-ip ip-address=... sur Ext-Net échoue en 403 ForbiddenPolitique de la plateforme : le choix d'une IP publique spécifique n'est pas possibleAcceptez l'IP auto-attribuée par le pool ; si l'instance doit être recréée plus tard, créez le port en amont (étape 6.2) pour au moins garantir sa portabilité entre instances

Aller plus loin

Modèle de fichier de réponses complet : autounattend.xml.

Pilotes VirtIO officiels (projet Fedora) : virtio-win.iso sur fedorapeople.org.

ISO d'évaluation Windows Server : Microsoft Evaluation Center.

Documentation Microsoft sur les fichiers de réponses (unattend.xml) : learn.microsoft.com — Vue d'ensemble de l'automatisation du programme d'installation de Windows.

Guide Terraform — VM Linux, Object Storage compatible S31, réseau.

Gestion des images Glance — importer, vérifier et partager des images, et en créer des volumes.

Gestion des IP publiques — conserver la même IP publique d'une instance à l'autre.

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